Dans la main ouverte, une petite goutte d’eau
Comme une larme, une perle bue par le vent chaud
Même les peines et les espoirs
Sèchent au soleil de l’indifférence
On ne voit plus les rigoles gorgées du printemps
Par un juillet de plomb sur la ville achalandée
Main fermée sur le vide
Main ouverte ignorée
La rue dessine en rouge et noir
Les traînées de l’oubli
Qui s’intéresse à la main oubliée
Entre appel et rejet
Il a remis la main dans sa poche
A saisi le téléphone et l’a lancé
Dans la rivière
©Georges Beaulieu