«Je suis un trop pauvre homme. C’est comme si vous déposiez une pièce dans une main percée»
Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936
 

Dans la main ouverte, une petite goutte d’eau
Comme une larme, une perle bue par le vent chaud

Même les peines et les espoirs
Sèchent au soleil de l’indifférence

On ne voit plus les rigoles gorgées du printemps
Par un juillet de plomb sur la ville achalandée

Main fermée sur le vide
Main ouverte ignorée
La rue dessine en rouge et noir
Les traînées de l’oubli

Qui s’intéresse à la main oubliée
Entre appel et rejet
Il a remis la main dans sa poche
A saisi le téléphone et l’a lancé
Dans la rivière

©Georges Beaulieu